La petite histoire du Quartier Vanier

Vanier Region mapL’histoire de la région de Vanier remonte à la fin du dix-huitième siècle. Le territoire du canton de Gloucester, qui englobera le territoire de Vanier, est arpenté pour la première fois en 1792 et le comté de Carleton est créé en 1800. Le développement au début du dix-neuvième siècle est lent et ardu. Peu à peu, des terres souvent marécageuses sont asséchées et défrichées pour faire place aux terres agricoles et aux vastes domaines résidentiels des nouveaux colons, dont des loyalistes issus des États-Unis. La construction du canal Rideau, qui débute en 1826 et se termine en 1832, donne un nouvel élan à l’ensemble de la région.

Les premiers habitants sur le territoire de Vanier arrivent dans les années 1820 et 1830 et comprennent, notamment, les familles McArthur, Sparks, Clarke et Cummings. Ce dernier achète une île dans la rivière Rideau et y bâtit un magasin général, puis construit un premier pont rudimentaire en bois en 1836, reliant ainsi le territoire de Vanier à celui de Bytown. Un premier village est incorporé aux alentours de ce magasin général en 1873 et prend le nom de Janeville. Bien que prospère, le village se développe lentement en raison la compétition avec la ville d’Ottawa. D’autres petits villages voient le jour par la suite, dont le village de Clandeboye, à l’est de Janeville et, compris entre l’avenue Beechwood et le chemin Montréal, le petit village canadien-français de Clarkstown, près de la Basse-Ville d’Ottawa.

Des discussions s’amorcent au début des années 1900 au sujet de l’avenir de ces nombreux petits villages épars. Pour certains, l’absorption des villages par la capitale fédérale était inéluctable et devait se faire le plus tôt possible. Pour d’autres, par contre, les villages devaient conserver coûte que coûte leur spécificité et leur autonomie par rapport à la ville d’Ottawa. Malgré la réticence de plusieurs, la décision est prise en 1908 de fusionner les villages de Janeville, Clarkstown et Clandeboye. Le nouveau village d’Eastview est ainsi créé le premier janvier 1909.

Janeville, Clarkstown and ClandeboyeEn 1913, Eastview est élevée au rang de ville. Elle comptait alors 3 169 habitants. En 1963, Eastview se retire du comté de Carleton et devient officiellement une ville indépendante. La petite municipalité est toutefois contrainte à se joindre à la Municipalité régionale d’Ottawa-Carleton créée par le gouvernement provincial en 1968.

En 1969, pour refléter la majorité francophone qui représente près de deux tiers de la population, Eastview change à nouveau de nom pour celui de Vanier, en l’honneur du premier gouverneur général canadien-français, Georges-Philéas Vanier. Entouré par la ville d’Ottawa et par le village de Rockliffe au nord, le petit territoire de Vanier compte à l’époque une population de 20 000 habitants. Le territoire de la cité ne couvre cependant que 2,7 km carrés et devient l’un des plus denses au Canada. Vanier est fusionnée avec la ville d’Ottawa en 2001 et devient alors un quartier d’Ottawa, mais un quartier qui a conservé une identité et une spécificité distinctes grâce à la vitalité des nombreux francophones qui y résident.

Venier SignPlusieurs évènements marquants de l’histoire des Franco-Ontariens sont survenus à Vanier. On y voit, entre autres, la création de l’Ordre de Jacques-Cartier en 1926, une société secrète visant à promouvoir les intérêts des Canadiens-français partout au pays. La première école secondaire publique bilingue, le Eastview High School, est fondée en 1949. Cette école, rebaptisée André-Laurendeau, deviendra également en 1969 l’une des premières écoles secondaires publiques entièrement francophone en Ontario. De plus, l’hôpital Montfort, seul hôpital francophone de l’Ontario, est créé en 1953 suite aux efforts acharnés de la municipalité d’Eastview et de la congrégation des Filles de la Sagesse. Encore aujourd’hui, Vanier demeure un bastion de la francophonie ontarienne au sein de la ville d’Ottawa.

Les symboles de Vanier

Coat of Arms

Les armoiries

Les armoiries

Les armoiries de Vanier datent de 1909, année de fondation d’Eastview, ancien nom de Vanier. La devise Labore et Honore, travail et honneur, met en valeur la présence agissante et persévérante de la population de Vanier sur un territoire de choix rempli de belles promesses d’avenir.

La section centrale des armoiries, appelée l’écu, se compose essentiellement de trois parties : au niveau supérieur, le lever du soleil à l’est, entre deux collines, reflétant la situation géographique de la ville; au coin inférieur gauche, une école évoquant l’importance du savoir et au coin inférieur droit, une plume argentée et un marteau noir représentant la multiplicité des talents des gens de Vanier.

La guirlande de feuilles d’érable qui orne la partie supérieure des armoiries symbolise quant à elle la vie harmonieuse et dynamique des Francophones, des Anglophones et de toutes ces personnes venues des quatre coins du monde au cours des décennies.

Flag of Vanier

Le drapeau de Vanier

Le drapeau de Vanier

Le drapeau de Vanier évoque avec fierté la vie des citoyens et citoyennes de Vanier. Comme tout symbole distinctif, le drapeau de Vanier porte l’emblème et les couleurs de la population qu’il représente.

Le bleu azur représente la noblesse de caractère des Vaniérois et Vaniéroise.

Les deux lignes argentées symbolisent les rayons du soleil à l’aube et nous rappellent donc la situation géographique « est » du quartier. Elles évoquent également les origines biculturelles et bilingues de la ville.