Église Marie-Médiatrice

344, avenue Cyr

En novembre 1930, des paroissiens anglophones de Notre-Dame-de-Lourdes soumettent une pétition à leur évêque réclamant une paroisse desservie en tout temps par des prêtres de leur langue. La nouvelle église serait construite dans la partie ouest de la paroisse existante. On espérait aussi y attirer les francophones du quartier pour qui la paroisse d’origine était éloignée et qui aideraient de la sorte à payer la construction du nouveau temple.

Advenant l’ouverture de cette paroisse, la communauté de Notre-Dame-de-Lourdes risquait effectivement de voir un quart de ses ouailles adopter la nouvelle paroisse et donc de subir une perte importante de revenus.

Toutefois, ne se comptant pas vaincus si rapidement, les Canadiens français demandent à l’évêché la permission de construire une chapelle à proximité de l’église anglophone. Les prêtres montfortains de la paroisse mère y assumeraient les services religieux.

Mgr Forbes acquiesce aux demandes des deux groupes linguistiques, d’où la création de la paroisse Assumption et de la chapelle Marie-Médiatrice. Cette dernière est érigée sur la 3e avenue (aujourd’hui la rue Cyr) en 1931.

Toutefois, dès l’année suivante, les paroissiens de la chapelle réclament leur autonomie. Après de longs pourparlers entre les Montfortains et l’archevêché, les fidèles de Marie-Médiatrice entrent dans leur propre église, au 344 de la rue Cyr, en novembre 1960.

Aujourd’hui, la communauté burundaise d’Ottawa, en quête d’un lieu de culte, s’est intégrée à la paroisse Marie-Médiatrice.


Photo par Benoit Aubry