Les Premiers Peuples explorent déjà la région il y a plus de 8000 ans. Ils s’y installent graduellement et organisent leurs sociétés. Dans les années 1600, les Français remontent le Saint-Laurent et la rivière des Outaouais. Ils explorent à leur tour la région avec l’espoir d’alimenter le commerce des fourrures, d’étendre l’Empire français en Amérique du Nord et de trouver la route du Pacifique vers l’Asie.
Les Premiers Peuples, par l’entremise d’alliances politiques, commerciales, militaires et aussi maritales, leur transmettent leur savoir relatif au territoire, aux voies de navigation et aux rudes conditions de vie qu’imposent alors le milieu et son climat.
Ainsi, ils partagent leurs sciences et leur technologie qui comprennent, notamment, une pharmacopée ingénieuse et des connaissances en géographie, agriculture, chasse, pêche, survie par temps hostile, habillement et habitation, alimentation et art de voyager en canot d’écorce.
Kitchissipi, la grande rivière, fait partie de la route nord des grands explorateurs et voyageurs. Aujourd’hui connue sous le nom de rivière des Outaouais, elle a joué un rôle d’une importance capitale grâce à ses multiples affluents (rivières Rideau et Gatineau et, plus loin en amont, la rivière Mattawa).
Cette voie de communication a favorisé la création de réseaux de relations humaines fertiles et le développement de territoires grands comme des pays, tout en contribuant au développement de la spécificité canadienne.
La prospérité et la qualité de la vie qui sont apparues au cours des siècles découlent en bonne partie de l’existence de cette route marquée d’espérance, de persévérance et de présence agissante. Cette route nous a menés à «Vanier-sur-l’Outaouais ».

